Bertrand Priouzeau

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Textes de l'album Organicité (2006)

A la fois - Plier bagage - Lever le voile - Patience - Si tard - Près de moi - Tous mes travers - Soul song - Big Brother

A la fois

Il m’a fallu quelques pages
Puis poser ce maigre bagage
Et leur faire croire
A mes bobards
J’ai un travail et chaque soir
J’ai bien accompli mon devoir
A nouveau me coucher trop tard
A la fois frêle et roi
Pour leur faire croire
A mes bobards
J’ai un travail et chaque soir
J’ai bien accompli mon devoir
A la fois, j’ai chaud et froid
Il n’y a plus d’autre voix
Je m’assoupis
Tout se ralentit
Et je n’attends plus que la pluie
Elle voudra bien que j’oublie
Mon devoir
Il m’a fallu quelques pages

Plier bagage

Taille, âge, poids, travail
Femme, homme, coche la case
Âme : en crédit-bail
Nous n’avons pas d’autre choix
Il nous faut plier bagage
Partons sans un regard
Place aux nouvelles stars
Diable ! En somme
nous en sommes là
Nous n’avons pas d’autre choix
Il nous faut plier bagage
Failles : aucune, toujours en phase
Chasse, allez, brise la glace !
Nous n’avons pas d’autre choix
Il nous faut plier bagage
A la nage ou sur un nuage
Là... pour nous sonne le glas

Lever le voile

Lever le voile entre le monde et moi
Faire un pas et le toucher du doigt
Où es-tu, j’ai besoin de toi
Oh, aide-moi
Si j’avais tout vu
Si j’avais tout lu
Si j’avais tout su, tout entendu, tout parcouru
Je ne vous atteindrais toujours pas
Trouver les mots qui font du bien
Ne plus craindre mon voisin
Voudrais-tu me sortir de ce coin ?
N’attendons pas d’être à demain
Si j’avais tout vu
Si j’avais tout lu
Si j’avais tout su, tout entendu, tout parcouru
Je ne vous atteindrais toujours pas
Lever le voile entre le monde et moi
Faire un pas et le toucher du doigt
Où es-tu, j’ai besoin de toi,
Pour déchirer l’étoffe, oh, aide-moi
Si j’avais tout vu
Si j’avais tout lu
Si j’avais tout su, tout entendu, tout parcouru
Je ne vous atteindrais toujours pas
 

Patience

Certains diront : “Tu n’as aucune chance”
D’autres : “Ce qui compte c’est le premier pas”
Il te faudra, si vraiment tu y vas
Ne pas regarder en bas
Quand cette danse finira
J’aurai besoin de toi
Tu entendras tant de silences
Et tu sauras tout ce que tu n’es pas
Chaque fois qu’on te remerciera
Quand cette danse finira
J’aurai besoin de toi
Car tu es ma chance, malgré mes apparences
Tu es ma chance, malgré mes inconstances
Tu es ma chance
Je t’ai vu fuir sur cette route-là
Où j’ai grandi, combien de fois ai-je couru
Derrière toi ?
A chaque pas, je vieillis un peu
Et tu es ma chance, malgré mes apparences
Tu es ma chance, malgré mes inconstances
Tu es ma chance
En d’autres circonstances
En ton absence
J’aurais déjà perdu patience
 
 
Si tard

Une autre ville, un autre soir, j’hallucine
Je nous revois
J’avais envie que nos vies glissent
Autour du monde
Tous ces moments
Deviennent nos plus vieux rêves
Il nous faudrait du temps
Il est déjà si tard
Facilement, on aurait pu prévoir
Au creux de nos étés
Que finalement, même si l’on savait boire
Nous n’étions que des enfants
Tous ces moments
Deviennent nos plus vieux rêves
Il nous faudrait du temps
Il est déjà si tard
Une autre terre, un autre ciel
J’imagine qui je suis
Et si l’on m’entraîne dans cette danse, je pense
Que je choisirai la scène
Tous ces moments
Deviennent nos plus vieux rêves
Il nous faudrait du temps
Il est déjà si tard


Près de moi

La nuit tombe et près de moi
Tu me dis tu ne sais pas
La nuit tombe et près de moi
Tu ne sais plus où tu vas
A quoi bon, si on s’en va ?
La nuit tombe et près de moi
Les rires ont quitté ta voix
La nuit tombe et près de moi
Enfant perdue, tu as si froid
A quoi bon, on ne reste pas
La nuit tombe et près de moi
Tu t’endors au creux de mon bras
La nuit tombe et près de toi
Je veille et ne trouve pas
A quoi bon, n’y pensons pas
 
 
Tous mes travers

A ceux qui jugent à tort tous mes travers
Qui affirment toujours l’index en l’air
Les banalités qui m’atterrent
Je veux dédier ces quelques vers
De vos croyances, poussiéreuses et rances
Je ne veux rien défendre et laissons-nous aller à de
Plus heureuses errances
Si vos armures sont de l’acier le plus dur
Il me faudra c’est sûr d’un son pur
En faire vibrer la structure
De vos croyances, poussiéreuses et rances
Je ne veux rien défendre et laissons-nous aller à de
Plus heureuses errances
Sauriez-vous écouter les voix étranges
Qui vous dérangent ?
Simplement, laissez-les vous faire douter
A ceux qui jugent à tort tous mes travers
Qui affirment toujours l’index en l’air
Les banalités qui m’atterrent


Soul song

What is it all about
Living, feeling, waiting
Watching the world around
And never be a part of it
And I know, we’ll always be together
But when I’m alone, I remember
How strange it feels just to exist
And I see myself
As an old man, singing and writing
For no one
And I know, we’ll always be together
But when I’m alone, I remember
How strange it feels just to exist
What is it all about
Living, feeling, waiting
Watching the world
And I know, we’ll always be together
But when I’m alone, I remember
How strange it feels just to exist
The longer I live
The less I seem to get it
What is it all about

Big Brother

Tant d’images sur nos rétines
Temps d’images, tant d’aspirine (and I close my eyes)
Temps d’orage qui n’éclate pas
Temps sans âge on ne vieillit pas (and i close my eyes)
Big brother ne nous regarde plus
Depuis qu’il s’est installé, depuis qu’il s’est installé
Dans nos pensées
Tant de corps qui nous achètent
Tant de têtes qui s’accordent à nous la vider
Tant d’accords qui nous restent à jouer
Tant de vide qu’il me vient une mauvaise idée
Tant de vies inassouvies
Tant de plis sur nos fronts qui
Cachent nos envies
Tant d’images sur nos rétines
Temps d’images, tant d’aspirine (and I close my eyes)

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